JULIEN AMILLARD

WORKS

L’OMBRE DU MOT : RIONS NOIR

Installation solaire, peinture sur vitre, dimensions variables

Toulon, 2006

En 2006, j’effectuais une performance à partir de laquelle je mis en place un protocole d’installation se développant dans plusieurs projets définis sous le titre « L’OMBRE DU MOT ».

 

Cette performance était une marche.

 

Reprenant une ancienne voie romaine (la voie Aurélienne), je partais de Toulon pour rejoindre Rome.

Le protocole de cette marche indiquait, de plus, la non-utilisation de médiums quémandant un matériel spécifique (caméra, appareil photo, DAT, etc.) mais uniquement l’écriture.

 

Au retour de cette marche qui dura six jours, de mon carnet de notes dans lequel était inscrit ce que les gens m’avaient dit, ce que j’avais vu, entendu, vécu, etc., je développais un protocole d’installations reprenant ce qui constituait l’essence de ma marche (soumis au soleil, aux conditions météorologiques, les mots) :

Sur une fenêtre étaient peints des mots à l’envers.

Ils ne devenaient lisibles que dans leurs ombres,

lorsque le soleil avait éclairé la vitre,

une fois par jour.

 

Ainsi, pour pouvoir lire les mots, le spectateur devait prendre rendez-vous avec le dispositif et le soleil.

In 2006, I was doing a performance from which I set up an installation protocol developing in several projects identified under the heading "THE SHADOW OF THE WORD".

 

This performance was a step.

 

Taking an old Roman road (the Via Aurelia), I left Toulon to reach Rome.

The protocol of this march showed, in addition, non-use of mediums begging specific hardware (camera, camera, DAT, etc.) but only writing.

 

The return of the march, which lasted six days of my notebook in which was written what people told me, what I had seen, heard, experienced, etc., I developed a protocol including facilities what was the essence of my walk (subject to sunlight, weather, words)

On a window were painted words backwards.

They became readable only in their shadows,

when the sun had lit the window,

once a day.

 

Thus, to read the words, the viewer must make an appointment with the device and the sun.

 

Plus tard, ce dispositif fut la source d’autres travaux.

Les premiers avec une  plaque de verre et un texte en rapport avec le lieu où elle fut fichée, en l’occurrence une plage toulonnaise.

Une seconde plaque de verre « Ad Khôra » jouait avec l’ombre du mot et le reflet du verre dans l’ombre, le reflet du mot.

Later, this system was the source of other jobs.

The first with a glass plate and a text related to the place where it was stuck, in this case a Toulon beach.

A second glass plate "Ad Khôra" playing with the shadows of the word and the reflection of the glass in the shadows, a reflection of the word.

Enfin, le matériau originel d’où fut tiré l’ensemble de ce travail, le carnet de notes, fut transformé sous la forme d’une carte IGN (carte de randonnée) où le chemin que j’arpentais  fut remplacé par les phrases de mon carnet.

Finally, the original material from which was drawn the whole of this work, the notebook, was transformed as an IGN map (hiking map) where the path that I walked was replaced by the phrase my notebook.

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