JULIEN AMILLARD

WORKS

ANNONCE / WANT

Petite annonce parue dans le Vlan (journal de petites annoces belges)

Small advertisement in the Vlan (small Belgian newspaper ads)

50 X 40 cm, 2014

L’art est défini par l’artiste, l’artiste défini par son œuvre, son nom et sa signature.

 

Très vite, le nom et la signature supplanteront l’œuvre de l’artiste. On dira alors qu’il s’est fait un nom. Cela lui permettra entre autre, à l’instar de Picasso, de payer son restaurant en signant le coin de papier kraft qui protégeait la table lors de son repas.

D’autres artistes ont fait de leur nom leur œuvre. L’artiste n’est plus alors qu’un nom et son nom ne désigne plus l’humain mais le démiurge. Et un démiurge ne peut vivre sans un collectionneur.

De tous temps, il y eut des nobles, des papes ou des bourgeois qui collectionnèrent l’œuvre d’un artiste et par la même spéculaient sur son nom. Mais lorsque l’on ne s’est pas encore fait de nom, il faut trouver le spéculateur qui nous permettra de vivre de notre art.

Aussi, allons à l’essentiel et déposons une petite annonce pour trouver ce spéculateur ou mécène, cet individu passionné d’art et qui ne rechigne nullement sur un petit plus dû à la renommée de l’artiste et vendons tout ce que nous sommes, étions et deviendrons.

Nos propositions protéiformes et hétérogènes sont issues d’un nom et d’une signature : vendons notre nom et notre signature.

 

« Je est un autre » et c’est ce je que je vends, entièrement, en échange d’argent ou tout autre moyen de paiement. Ce je projetant autant dans les arts plastiques que dans la littérature une constellation de je appartenant dès lors non plus à moi mais à un collectionneur, un spéculateur, un mécène.

Art is defined by the artist, the artist defined by his work, his name and signature.

 

Soon, the name and signature supplant the work of the artist. We then say that he has made a name. This will allow among other things, like Picasso, to pay his restaurant by signing the corner of kraft paper which protected the table during his meal.

Other artists have made their name their work. The artist is nothing more than a name and his name no longer refers to the human but the demiurge. And a demiurge can not live without a collector.

Throughout history, there were nobles, popes or bourgeois collectionnèrent the work of an artist and the even speculating on his behalf. But when one is not yet name, we must find the speculator will enable us to live our art.

Also, going to the basics and are tabling an ad to find what speculator or patron, this individual passion for art and who does not balk at a little more due to the fame of the artist and sell all that we are, and had become.

Our multifaceted and heterogeneous proposals are the result of a name and a signature: sell our name and signature.

 

"I is another" and that's what I I sell, entirely, in exchange for money or other means of payment. I projecting that as much in the visual arts and in literature I owned a constellation therefore not to me but to a collector, a speculator, a patron.

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